Dossier de presse

Basile, Hervé, Jérôme, musiciens dentelliers rompus à tous les vents de l’Auvergne…
TRESLempdesIl faut voir TRES en trépidation. L’archet vibrionnant, la roue libre qui file et le soufflet saccadant. Jeu immémorial des regards complices et des silences entendus.
Marianne en leur milieu est une mire gracile, un pivot de haut-vol. Tout en scandant la danse, elle attire et ricoche l’énergie sensible des dentelliers musiciens. Le son est plein, concret et chaleureux, chevillé au talon et à une tradition sans œillères. Ces quatre-là font bloc, se cherchent et se défient, qui ajoutant un trille, qui un anachronisme, et leurs moues amusées, sans nuire à la mesure, synchronisent au passage la volée des sourires.
TRES est un joyau de vie. Glissez-vous dans leur danse.

Valère Kaletka, novembre 2013

°°°°°°°°°°°

Un superbe album qui fera date
Tres ArsTRES. Waouh ! Onze chants, pour partie des danses (bourrées, mazurkas, scottishs…) interprétés, le plus souvent en Occitan, par Marianne Evezard (voix médium, incisive et précise) pour laquelle Basile Brémaud (violon, pieds), Hervé Capel (chromatique) et Jéròme Liogier (vielle à roue) tissent un écrin sophistiqué évoluant au fil des titres. Le répertoire, issu des contreforts du Massif Central, puise aux sources du Gard, de l’Hérault, du Puy-de-Dôme, de la Lozère, de l’Aveyron ou encore de la Corrèze. Citons, parmi toutes ces perles, cette poignante et longue complainte Cançon dels missonièrs, la superbe mazurka Mariton ton piutcelatge ou encore cette énergique bourrée, Vòle Pieron ma maire. Un superbe album qui fera date, à n’en pas douter.
François Saddi, Trad Magazine n° 146, novembre décembre 2012

°°°°°°°°°°°

Une voix, surprenante, inspirée, mais aussi entêtante, certainement têtue, bien appropriée à ce type de répertoire, et de véritables virtuoses…

Photo Roberto Rossi

Photo Roberto Rossi

TRES (« Trois » en occitan) est un groupe clairement orienté « chants à danser » – même si quelques-uns de l’album ne le sont pas forcément – et qui gravite autour de la voix de Marianne Evezard. Nous avons là affaire à de véritables virtuoses : Basile Brémaud restitue magistralement une tradition violonistique auvergnate, tandis que Jéròme Liogier Elsener roule une vielle limpide et efficace. Hervé Capel donne du rythme à l’ensemble par son accordéon chromatique, mais pour moi se borne trop souvent à ce rôle d’accompagnateur, même si parfois on sent que c’est pour mieux décomposer telle cellule rythmique ou pour introduire telle harmonie inattendue, tirée certainement d’une culture jazz… L’album révèle de belles recherches et des arrangements intelligents ; certains chants sont inédits, mais la plupart, déjà édités ailleurs, viennent de collectages divers depuis les années soixante (mission Aubrac, Éliane Gauzit et Pierre Laurence, La Talvera, Olivier Durif, Nicole Coulomb…). Le chant Cançon dels missonièrs à seize couplets – presque une épopée – a été habilement arrangé comme une sorte de tableau synoptique, un historique condensé de la musique traditionnelle… qui débuterait par un long bourdon, introduisant la modalité ; puis progressivement apparaît l’harmonie, en même temps que l’accordéon, puis le rythme prend le dessus, etc. Mais tout cet équipage est sous-jacent à une voix imperturbable, comme pour signifier que le chant n’a pas besoin d’autre chose pour exister, au fond… Et Marianne Evezard est cette voix, surprenante, inspirée, mais aussi entêtante, certainement têtue, bien appropriée à ce type de répertoire. Le chant est toujours juste (à tous les niveaux), et très ambitieux, car il est omniprésent (puisque projeté sans cesse devant l’instrumentarium), et aussi parce que chaque chanson est fortement vécue : Marianne possède ce talent de transmettre le drame récurrent de la mal mariée, de la jeune fille obligée de prendre le voile, ou encore du fils du roi qui s’éprend de la jeune paysanne… Mais la dramaturgie joue également là où elle n’a pas forcément lieu d’être, sur des sujets plus légers… En revanche, des essais (trop rares !) d’exploration vocale (Vòle Pieron, ma maire) pointent timidement, et on aimerait que cette piste soit plus creusée, car elle paraît prometteuse. Mais le parti pris est celui d’une certaine tradition vocale, qui utilise une gorge solide, quitte à légèrement « masculiniser » un timbre pour pouvoir se faire entendre d’une vallée à l’autre (dit-on)… C’est le genre de tradition que l’on peut retrouver dans maints endroits en Europe, et qui fait mouche dans le choix de ce répertoire. Le savant mélange d’intonations napolitaines et de collectages occitans nous fait rappeler la géniale Fausta Vetere (Nuova Compagnia di Canto Popolare) aussi bien que Françoise Dagues dans l’intention vocale de Marianne Evezard. Et ce choix probable d’inspirations la transporte avec bonheur.

Un mot enfin sur le design graphique de l’album (et par extension, puisqu’il est éponyme, de l’identité visuelle du groupe) : ce n’est pas si souvent que le thème de l’ambigramme est utilisé dans les milieux de la musique traditionnelle ; il faut donc saluer cette œuvre signée Frédéric Wojcik.
Alem Alquierwww.pastel-revue-musique.org/2012/09/

°°°°°°°°°°°

Mon coup de coeur de l’année
TRES - Crédit photo Roman Jashenko - réduitJe ne vous cacherai pas que ce CD est mon coup de coeur de l’année […] : on connaissait le talent de Basile Brémaud et d’Hervé Capel et il était quasiment évident, lorsqu’ils ont enregistré ensemble sous le nom Duo Artense, que le résultat ne pouvait qu’être probant. Il s’agissait essentiellement de musique instrumentale mais Basile y donnait tout de même fort bien de la voix. Ce n’est plus le cas ici car ils ont fait appel à la voix de Marianne Evezard […] tout aussi à l’aise pour donner la cadence aux chansons à danser qui constitue l’essentiel de l’album, que pour nous prendre aux tripes avec deux complaintes dont notamment La fille d’un riche sur quelques pizzicati de violon uniquement, mais fort bien vus… N’oublions pas le quatrième compère : Jérôme Liogier, au jeu de vielle diablement efficace […]. Le titre de l’album n’est pas usurpé car en regardant le détail des sources, les mélodies interprétées proviennent bien toutes des contours de l’Auvergne et des quatre points cardinaux. Et c’est là un très bon choix car cela nous permet d’entendre, pour les mélodies déjà connues, des versions plutôt originales (ils rejoignent là le récent CD de José Roux). Félicitons enfin Frédéric Wojcik pour la calligraphie du nom du groupe en parfaite symétrie centrale….
Jean-Luc Matte, musette.free.fr/infos.htm, octobre 2012

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s